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Poucette s'envolle avec l'hirondelle

Poucette s'envolle avec l'hirondelle « L'hiver arrive, dit l'hirondelle, je retourne aux pays chauds ; veux-tu me suivre ? Tu monteras sur mon dos, et tu t'y attacheras par ta ceinture. Nous fuirons loin de ta vilaine taupe et de sa demeure obscure, bien loin au-delà des montagnes, où le 3.40 sur 5 note basée sur 5 évaluations.

Episode 8 de la petite Poucette

Le jour de la noce arriva.

La taupe se présenta pour emmener la petite Poucette sous la terre, où elle ne verrait plus jamais le brillant soleil, attendu que son mari ne pouvait pas le supporter. Chez la souris des champs, il lui était au moins permis d’aller le regarder à la porte.

« Adieu, beau soleil ! dit-elle d’un air affligé, en élevant ses bras. Adieu donc ! puisque je suis condamnée à vivre désormais dans ces tristes lieux où l’on ne jouit pas de tes rayons. »

Puis elle fit quelques pas au dehors de la maison ; car on avait moissonné le blé, il n’en restait que le chaume.

« Adieu, adieu ! dit-elle en embrassant une petite fleur rouge ; si jamais tu vois l’hirondelle, tu la salueras de ma part.

Quivit ! quivit ! » entendit-elle crier au même instant.

Elle leva la tête ; c’était l’hirondelle qui passait. L’oiseau manifesta la plus grande joie en apercevant la petite Poucette ; il descendit rapidement en répétant ses joyeux quivit ! et vint s’asseoir auprès de sa petite bienfaitrice. Celle-ci lui raconta comment on voulait lui faire épouser la vilaine taupe qui restait sous la terre, où le soleil ne pénétrait jamais. En faisant ce récit, elle versa un torrent de larmes.

« L’hiver arrive, dit l’hirondelle, je retourne aux pays chauds ; veux-tu me suivre ? Tu monteras sur mon dos, et tu t’y attacheras par ta ceinture. Nous fuirons loin de ta vilaine taupe et de sa demeure obscure, bien loin au-delà des montagnes, où le soleil brille encore plus beau qu’ici, où l’été et les fleurs sont éternels. Viens donc avec moi, chère petite fille, toi qui m’as sauvé la vie lorsque je gisais dans le sombre corridor, à moitié morte de froid.

– Oui, je te suivrai ! » dit Poucette. Et elle s’assit sur le dos de l’oiseau et attacha sa ceinture à une des plumes les plus solides ; puis elle fut emportée par-dessus la forêt et la mer et les hautes montagnes couvertes de neige.

Poucette eut froid ; mais elle se fourra sous les plumes chaudes de l’oiseau, ne laissant passer que sa petite tête pour admirer les beautés qui se déroulaient au-dessous d’elle.

C’est ainsi qu’ils arrivèrent aux pays chauds, où la vigne avec ses fruits rouges et bleus pousse dans tous les fossés, où l’on voit des forêts entières de citronniers et d’orangers, où mille plantes merveilleuses exhalent leurs parfums. Sur les routes, les enfants jouaient avec de gros papillons bigarrés.

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