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Raiponce, le marché avec la sorcière

Raiponce, le marché avec la sorcière Un jour, la femme était à sa fenêtre et regardait le jardin ; elle remarqua un parterre planté de superbes raiponces, et celles-ci avaient l'air si bonnes et si fraîches qu'elle se sentit une envie folle d'en manger. Cette envie de raiponces augmenta 4.00 sur 5 note basée sur 1 évaluations.

Episode 1 : Raiponce

Il était une fois un homme et une femme qui désiraient un enfant depuis longtemps ; enfin, la femme eut l’espoir de voir son souhait exaucé par Dieu.

Ces gens avaient, sur le derrière de leur maison, une petite fenêtre rempli des plus belles fleurs et de toute espèce d’herbes ; il était entouré d’un haut mur et personne n’osait y entrer, parce qu’il appartenait à une sorcière qui avait beaucoup de pouvoir et que tout le monde craignait.

Un jour, la femme était à sa fenêtre et regardait le jardin ; elle remarqua un parterre planté de superbes raiponces, et celles-ci avaient l’air si bonnes et si fraîches qu’elle se sentit une envie folle d’en manger. Cette envie de raiponces augmentait chaque jour ; et comme la brave femme savait qu’elle ne pouvait en avoir, elle maigrissait et devenait toute pâle et toute faible.

Le mari en fut effrayé et lui demanda :

« Qu’as-tu donc, ma chère femme ?

– Hélas ! dit-elle, si je ne puis manger des raiponces du jardin qui est derrière notre maison, je vais mourir ! »

Son mari, qui l’aimait beaucoup, se dit :

« Plutôt que de laisser mourir ma femme, il faut que je lui cherche des raiponces, coûte que coûte ! »

Vers le soir, il escalada le mur et pénétra dans le jardin de la sorcière, coupa à la hâte une poignée de raiponces et les apporta à sa femme. Elle s’en accommoda tout de suite une salade, qu’elle mangea avec avidité. Elles avaient si bon goût que, le lendemain, son envie ne fit que redoubler. Pour qu’elle restât en repos, son mari fut forcé d’aller encore une fois dans le jardin. Le soir, il y descendit de nouveau ; mais lorsqu’il eut grimpé par-dessus le mur, la frayeur le prit, car il se trouva en face de la sorcière.

« Comment, dit-elle en furie, oses-tu venir dans mon jardin, comme un voleur, pour me voler mes raiponces ?

– Hélas ! répondit-il, je m’y suis décidé malgré moi, et seulement pressé par le danger qui menaçait ma femme : elle a vu vos raiponces par la fenêtre et en a conçu une telle envie, qu’elle mourrait si elle n’en mangeait pas. »

Alors la colère de la sorcière s’adoucit un peu, et elle dit au mari :

« Si tout s’est passé comme tu le racontes, je te permettrai de prendre autant de raiponces que tu voudras, mais à la condition que tu me donneras l’enfant que ta femme va mettre au monde. Il ne s’en trouvera pas mal, et je lui servirai de mère. »

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