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Tom Pouce et les étrangers

Tom Pouce et les étrangers Les deux étrangers, en apercevant Tom Pouce, ne savaient que penser, tant ils étaient étonnés. L'un d'eux prit l'autre à part et lui dit : « Ce petit drôle pourrait faire notre fortune, si nous le faisions voir pour de l'argent dans quelque ville ; 0.00 sur 5 note basée sur 0 évaluations.

Episode 3 Tom Pouce un conte de grimm

Le père, saisissant la bride d’une main, prit de l’autre son fils dans l’oreille du cheval et le déposa par terre ; le petit s’assit joyeusement sur un fétu.

Les deux étrangers, en apercevant Tom Pouce, ne savaient que penser, tant ils étaient étonnés. L’un d’eux prit l’autre à part et lui dit : « Ce petit drôle pourrait faire notre fortune, si nous le faisions voir pour de l’argent dans quelque ville ; il faut l’acheter. » Ils allèrent trouver le paysan et lui dirent : « Vendez-nous ce petit nain ; nous en aurons bien soin.

– Non, répondit le père ; c’est mon enfant, il n’est pas à vendre pour tout l’or du monde. »

Mais Tom Pouce, en entendant la conversation avait grimpé dans les plis des vêtements de son père ; il lui monta jusque sur l’épaule, et de là lui souffla dans l’oreille : « Père, livrez-moi à ces gens-là, je serai bientôt de retour. » Son père le donna donc aux deux hommes pour une belle pièce d’or.

« Où veux-tu te mettre ? lui dirent-ils.

– Ah ! mettez-moi sur le bord de votre chapeau, je pourrai me promener et voir le paysage, et j’aurai bien soin de ne pas tomber. »

Ils firent comme il voulait, et quand Tom Pouce eut dit adieu à son père, ils s’en allèrent avec lui et marchèrent ainsi jusqu’au soir ; alors le petit homme leur cria : « Arrêtez, j’ai besoin de descendre.

– Reste sur mon chapeau, dit l’homme qui le portait ; peu m’importe ce que tu feras, les oiseaux m’en font plus d’une fois autant.

– Non pas, non pas, dit Tom Pouce ; mettez-moi en bas bien vite. »

L’homme le prit et le posa par terre, dans un champ près de la route ; il courut un instant parmi les mottes de terre, et tout d’un coup il se plongea dans un trou de souris qu’il avait cherché exprès. « Bonsoir, messieurs, partez sans moi, » leur cria-t-il en riant. Ils voulurent le rattraper en fourrageant le trou de souris avec des baguettes, mais ce fut peine perdue : Tom s’enfonçait toujours plus avant, et la nuit étant tout à fait venue, ils furent obligés de rentrer chez eux en colère et les mains vides.

Quand ils furent loin, Tom Pouce sortit de son souterrain. Il craignit de se risquer de nuit en plein champ, car une jambe est bientôt cassée. Heureusement il rencontra une coque vide de limaçon. « Dieu soit loué ? dit-il, je passerai ma nuit en sûreté là dedans ; » et il s’y établit.

Comme il allait s’endormir, il entendit deux hommes qui passaient, et l’un disait à l’autre : « Comment nous y prendrions-nous pour voler à ce riche curé tout son or et son argent ?

– Je vous le dirai bien, leur cria Tom Pouce.

– Qu’y a-t-il ? s’écria un des voleurs effrayés ; j’ai entendu quelqu’un parler. »

Ils restaient à écouter, quand Tom leur cria de nouveau : « Prenez-moi avec vous, je vous aiderai.

– Où es-tu donc ?

– Cherchez par terre, du côté d’où vient la voix. »

Les voleurs finirent par le trouver. « Petit extrait d’homme, lui dirent-ils, comment veux-tu nous être utile ?

– Voyez, répondit-il ; je me glisserai entre les barreaux de la fenêtre dans la chambre du curé, et je vous passerai tout ce que vous voudrez. – Eh bien, soit, dirent-ils, nous allons te mettre à l’épreuve ! »

Quand ils furent arrivés au presbytère, Tom Pouce se glissa dans la chambre, puis il se mit à crier de toutes ses forces : « Voulez-vous tout ce qui est ici ? » Les voleurs effrayés lui dirent : « Parle plus bas, tu vas réveiller la maison. » Mais, faisant comme s’il ne les avait pas entendus, il cria de nouveau : « Qu’est-ce que vous voulez ? voulez-vous tout ce qui est ici ? » La servante, qui couchait dans la chambre à côté, entendit ce bruit, elle se leva sur son séant et prêta l’oreille. Les voleurs avaient battu en retraite ; enfin ils reprirent courage, et croyant seulement que le petit drôle voulait s’amuser à leurs dépens, ils revinrent sur leurs pas et lui dirent tout bas : « Plus de plaisanterie, passe-nous quelque chose. » Alors Tom se mit à crier encore du haut de sa tête : « Je vais vous donner tout ; tendez les mains. »

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