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Poucette et le petit peuple des fleurs

Poucette et le petit peuple des fleurs Elle l'accepta donc, et bientôt elle reçut la visite d'un monsieur et d'une belle dame qui sortaient de chaque fleur pour lui offrir des présents. Rien ne lui fit autant de plaisir qu'une paire d'ailes transparentes qui avaient appartenu à une grosse 0.00 sur 5 note basée sur 0 évaluations.

Fin de l'histoire de Poucette

Un peu plus loin, l’hirondelle s’arrêta près d’un lac azuré au bord duquel s’élevait un antique château de marbre, entouré de colonnes qui supportaient des treilles. Au sommet se trouvaient une quantité de nids.

L’un de ces nids servait de demeure à l’hirondelle qui amenait Poucette.

« Voici ma demeure, dit l’oiseau ; mais il ne sera pas convenable que tu habites avec moi ; d’ailleurs je ne suis pas préparé pour te recevoir. Choisis toi-même une des plus belles fleurs ; je t’y déposerai, je te ferai tout mon possible pour te rendre ce séjour agréable.

– Quel bonheur ! » répondit Poucette en battant de ses petites mains.

De grandes belles fleurs blanches poussaient entre les fragments d’une colonne renversée ;  c’est là que l’hirondelle déposa la petite fille sur une des plus larges feuilles.

Poucette, au comble de la joie, était ravie de toutes les magnificences qui l’entouraient dans ces lieux enchanteurs.

Mais quel ne fut pas son étonnement ! un petit homme blanc et transparent comme du verre se tenait assis dans la fleur, haute d’un pouce à peine. Il portait sur la tête une couronne d’or, et sur les épaules des ailes brillantes.

C’était le génie de la fleur ; chaque fleur servait de palais à un petit homme et à une petite femme, et il régnait sur tout ce peuple.

« Dieu, qu’il est beau ! » dit tout bas Poucette à l’hirondelle.

En apercevant l’oiseau gigantesque, le petit prince si fin et si délicat s’effraya d’abord ; mais il se remit à la vue de la petite Poucette, qui lui semblait la plus belle fille du monde. Il lui posa sa couronne d’or sur la tête, lui demanda quel était son nom, et si elle voulait bien devenir sa femme. Quel mari en comparaison du jeune crapaud et de la taupe au manteau noir ! En l’acceptant, elle deviendrait la reine des fleurs !

Elle l’accepta donc, et bientôt elle reçut la visite d’un monsieur et d’une belle dame qui sortaient de chaque fleur pour lui offrir des présents.

Rien ne lui fit autant de plaisir qu’une paire d’ailes transparentes qui avaient appartenu à une grosse mouche blanche. Attachées à ses épaules, elles permirent à Poucette de voler d’une fleur à l’autre.

Pendant ce temps l’hirondelle, dans son nid, faisait entendre ses plus belles chansons ; mais, au fond de son coeur, elle se sentait bien affligée d’être séparée de sa bienfaitrice.

« Tu ne t’appelleras plus Poucette, lui dit le génie de la fleur, ce nom est vilain, et toi tu es belle, belle comme doit l’être la reine des fleurs. Désormais nous t’appellerons Maïa.

– Adieu, adieu ! » dit la petite hirondelle en s’envolant vers le Danemark.Lorsqu’elle y fut arrivée, elle regagna son nid, au-dessus de la fenêtre où l’auteur de ces contes attendait son retour.

« Quivit ! quivit ! » lui dit-elle, et c’est ainsi qu’il a appris cette aventure.      

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